
Les Trans Musicales de Rennes, qui ont mis le feu à la cité bretonne du 5 au 9 décembre, peuvent être fières pour deux choses : le nouveau record d’affluence, et la qualité des artistes programmés durant cette trente-quatrième édition. Une fois de plus, le festival rennais, qui a aussi bien lieu dans des bars (Bars en Trans) que dans des salles, a battu son record de fréquentation en engrangeant quelques 60 000 spectateurs.
Comme à son habitude, les Trans Musicales se sont imposées comme un festival dénicheur de talent, en programmant un nombre incalculable d’artistes peu ou pas connus du grand public, mais qui font déjà le buzz ou sont en passe de le faire chez les médias et le public dits spécialisés. Si l’on excepte Lou Doillon, programmée vendredi soir à Rennes, peu de groupes présents cette année n’avaient d’office les faveurs du public a priori. On retiendra de cette édition des noms qui devraient compter dans les semaines et les mois à venir et, peut-être, conquérir un auditoire plus large tout en conservant leur aspect décalé et indépendant.
C’est le cas notamment de Black Strobe, qui jouit certes déjà d’une certaine notoriété. Le groupe emmené par Arnaud Rebotini qui dirige ce combo electro rock d’une main de maître, a proposé un live sauvage, puissant mais raffiné. Les Néérlandais de Birth Of Joy ont également fait sensation avec un concert outrancier, généreux, empreint d’un rock psychédélique et puissant, mêlant ambiances à la MC5 et sonorités plus actuelles. Enfin, les Canadiens (originaires de Vancouver) de Hot Panda auront ravi un public féru de rock indé à la sauce Pixies, entre garage rock et post punk classieux.
Écrit par Arnaud De Vaubicourt
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