Le Velvet Underground sort de l'ombre

Les amateurs de rock indépendant, expérimental ou subversif peuvent déjà prendre note de la date du 25 novembre sur leurs agendas. Car ce jour-là sortira la nouvelle édition dite « 45ème anniversaire » du deuxième album de The Velvet Underground, White Light/White Heat, présenté dans un grand coffret contenant trois CD et un livret détaillé. Pas mal pour un disque qui ne comportait à l'origine que...six titres.

 

Paru en janvier 1968, White Light/White Heat symbolise la face la plus sombre et expérimentale du groupe new-yorkais et le résultat de la confrontation entre les deux personnalités opposées de Lou Reed et de John Cale, qui quitte le Velvet Underground à la fin de l'enregistrement, réalisé en deux journées du mois de septembre 1967.

 

Bruitiste, extrême, sulfureux, vénéneux...les qualificatifs ne manquent pas pour décrire les six morceaux de l'album qui allait, comme son prédécesseur The Velvet Underground & Nico, ouvrir de nombreuses portes aux musiciens et groupes de rock, de David Bowie à Joy Division. 

 

Réédité sous son visuel original avec en surimpression un crâne (la fameuse skull cover des collectionneurs), White Light/White Heat se voit doté des versions mono, stéréo et de prises alternatives des titres emblématiques « The Gift » (un conte noir narré par John Cale), « Lady's Godiva Operation » (racontant la lobotomie d'un transexuel), « Sister Ray » (improvisation de dix-sept minutes) et de l'unique mélodie pop « Here She Comes Now ». En outre figurent des titres absents de l'album original mais édités ultérieurement comme « Hey Mr. Rain », « Beginning to See the Light » ou « Guess I'm Falling in Love ». Pour parachever, l'édition deluxe propose un album live inédit enregistré le 30 avril 1967 au Gymnasium de New York. De quoi attirer tous les amateurs, initiés ou néophytes.

 

Écrit par Loïc Picaud

 

Publié le 09/10/2013
Publicité